Sophie Bélair-Clément
avec Philippe Hamelin, Vincent Bonin, Francine Delorme, Sébastien Pluot et David Tomas

Qu’est-ce qui vous fait croire que je puisse m’occuper de cet endroit?

Vernissage: Le 16 octobre 2014
précédé d'une rencontre avec Sophie Bélair Clément dès 16h30
et
du lancement des Cahiers de la Galerie #6

Objet : Rép : urgent
Date : 24 août 2014 16:47:28 HAE

Bonjour Lisanne, merci pour tes commentaires. Voici les infos demandées – plus de détails très bientôt, cela tombe en place…

Titre: Qu’est-ce qui vous fait croire que je puisse m’occuper de cet endroit?

Description: Le titre du projet pourrait faire référence au partage de l’espace architectural et discursif lors d’une exposition. Cela pourrait aussi traiter du transfert lors d’une cure psychanalytique. Nous avons pris comme prémisse cette requête classique; la demande d’exposer un contenu inédit. Or, nous avons travaillé à créer des ponts avec des projets existants. Des dialogues furent développés autour de la question de la circulation des œuvres, de celle de la destination et de la réception différée des contenus. Par l’exposition d’une constellation de documents textuels, visuels et sonores, nous avons ainsi créé un espace d’anticipation, d’interférences et de coïncidences.

C’est ainsi, avec cinq complices artistes et commissaires, que ­Sophie Bélair Clément élabore un projet inédit dans un processus dialogique, où les propositions sonores, vidéographiques, photographiques, graphique et textuelles se font écho. Ils partagent une même volonté de questionner le fait même d’exposer et la responsabilité partagée dans la mise en œuvre de l’exposition. La collaboration devient ici le mode de production.

Les projets d’exposition de Sophie Bélair Clément soulèvent des enjeux tels que la licence artistique, l’historiographie et la traduction. Elle a conçu notamment Des formes d’égale résistance (Casino Luxembourg, 2013); 2 rooms equal size, 1 empty, with secretary (Artexte, 2012); Salle 1: Collection des Antiques (Centre Clark, 2011); From a Tour of the Monument: Neue Nationalgalerie, Berlin (Künstlerhaus Bethanien, 2010). Doctorante en études littéraires et intermédiales (Université de Montréal et Université Rennes 2), elle enseigne à l’Université de Québec en Outaouais. Philippe Hamelin s’intéresse à ce qui lie effets spéciaux et affects. À travers le montage vidéographique ou spatial, il crée des agencements poétiques entre l’humain et les médiums technologiques, tout en remettant en question les relations que l’on développe avec la technologie et à travers celle-ci. Il détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia et une majeure en études cinématographiques de l’Université de Montréal. Vincent Bonin est auteur et commissaire indépendant. Outre ses recherches sur les pratiques d’art conceptuel des années 1960 et 1970, Bonin s’intéresse à la signification sociale des archives, et au renouvellement de la forme documentaire dans le domaine de l’art contemporain. Il est commissaire de l’exposition D’un discours qui ne serait pas du semblant / Actors, Networks, Theories (25.09.2014 – 22.11.14, Dazibao, Montréal). Francine Delorme détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Issue de la pratique de la photographie, elle a exploré les possibilités narratives de la voix dans de courts sketchs alimentés par la psychanalyse et la littérature. Elle poursuit actuellement ses recherches sur l’exploration de la voix comme matériau, son potentiel d’expérimentation au-delà de la technique vocale traditionnelle dans laquelle elle a été formée. ‪‪ Sébastien Pluot est historien de l’art, commissaire indépendant et co-fondateur du International Program Art • Research • Exhibition. Il enseigne l’histoire et la théorie des arts à l’Ecole supérieure des beaux-arts (ESBA) de Angers où il dirige le laboratoire de recherche In Translation avec Fabien Vallos. Commissaire de l’exposition Une lettre arrive toujours à destinationS (18.07.14 – 16.11.2014, La Panacée, Montpellier). David Tomas est artiste et anthropologue. Sa production en arts visuels et médiatiques prend sa source dans la critique postérieure aux années 1970 et traite des diverses facettes des disciplines de l’art conceptuel. Au cours des trente dernières années, le travail de Tomas traite en particulier de la nature et des fonctions des différentes formes de savoir qui sont créées aux confluents de l’histoire de l’art contemporain, de l’histoire et de l’anthropologie des médias et des cultures et transcultures des technologies de l’image. Dans son œuvre visuelle et également dans ses écrits, Tomas a examiné les rapports de l’art en tant que discipline fonctionnant en tension avec les autres disciplines qui constituent la matrice traditionnelle du savoir universitaire. Son travail récent explore ces questions et ces tensions du point de vue des rapports entre les modes d’exposition et les pratiques non conventionnelles et post-institutionnelles. Tomas a également produit des œuvres théoriques sur l’art et l’université et sur les espaces de contact interculturels, la photographie et les nouvelles technologies et les arts médiatiques.