Pastille Cahier #1

Caroline Gagné, Josée Landry-Sirois et Annie Thibault

Lignes de fuite

Vernissage: vernissage le jeudi 30 avril à 17h

L’exposition Lignes de fuite explore diverses occurrences du dessin dans ses formes les plus libres, les plus éclatées. Lignes, tracés, traits, fuite ou incision… qu’il s’agisse de blesser la surface ou de la frôler, d’accumuler les traces ou de laisser errer la main, le dessin demeure un lieu extrêmement riche tant sur le plan de l’exploration formelle que sur celui d’une expression de l’affect. Témoin intime des mouvements de la pensée, il permet la transmission d’un trouble, d’une émotion, d’un questionnement, d’un doute. Caroline Gagné (Québec) présente ici deux projets où le dessin entre en relation dynamique avec l’espace d’exposition. Bruits répandus – moment donné se constitue de représentations éphémères dessinées directement sur les murs de la galerie. Une bande sonore, telle une rumeur, transmet les fruits d’une cueillette de bruits dans des maisons des Îles-de-la-Madeleine balayées par le vent. L’oeuvre vidéographique et sonore Écluse propose quant à elle l’image en fuite d’un cargo qui, par l’enregistrement minutieux de l’érosion de sa surface, se transmute en véritable champ pictural. Cette oeuvre a été réalisée en collaboration avec Patrice Coulombe. www.carolinegagne.ca Josée Landry-Sirois (Québec) nous présente quant à elle les fruits d’une recherche incessante en dessin dont on a pu voir les résultats à l’occasion de son passage au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul l’été dernier. Marques réitérées, déchirures, calligraphies inventées composent un univers parfois sombre, le plus souvent onirique, où la représentation animale côtoie l’humain, le symbolise, en révèle les instincts et le propulse dans un univers hybride au contenu narratif résolument éclaté. Annie Thibault (Outaouais) poursuit ses recherches sur la pensée scientifique, sa part d’imaginaire et les formes auxquelles elle donne lieu. Elle nous propose des images vidéo-microscopiques issues de la série Apprivoisements fugaces. Sur l’image projetée, une main tente de suivre les microorganismes qui se meuvent parfois avec lenteur, parfois par à-coups, dans une chorégraphie sans fin. L’impossibilité de cerner leur silhouette devient bientôt métaphore d’une tentative de saisir, de connaître. La série de dessins intitulée La Danse d’Euglena accompagne l’oeuvre vidéographique et témoigne des résultats de cette tentative d’aller à la rencontre de l’image en mouvement. Carolien Gagné Bruits répandus, 2005 – Caroline Gagné Josée Sirois Josée Sirois Josée Sirois Josée Sirois Sans titre, 2008 – Josée Sirois Annie Thibault Annie Thibault Apprivoisements fugaces / La danse d’Euglena, 2007 – Annie Thibault Annie Thibault Apprivoisements fugaces / Vorticella et Euglena, essai #2, 2007 – Annie Thibault