Discussion autour de l’espace public


 

Tout au long de l’année 2015, la Galerie des arts visuels propose au public un programme de conférences intitulé Espaces publics et mobilité: bilans et hypothèses. Nous vous invitons à la première d’une suite de rencontres qui réuniront artistes, théoriciens, historiens dont la pratique aborde les enjeux de l’art au sein de l’espace public et son potentiel critique.

« L’heure est grave : la poste, les relevés d’Hydro, des pissenlits, les usages, les parcs (fermés la nuit), des chats errants, des rencontres, des stationnements (partout), les codes, l’intimité, un terrain vague, le béton, des caméras de surveillance, des poteaux de téléphone, sortir ses chaises sur le trottoir, la loi 12, les cordes à linge, les sirènes, des décorations de Noël à l’Halloween, le son des déneigeuses, tagger, les lumières du viaduc, le gazon artificiel, des puces sous-cutanées, des feux de circulation synchronisés, la musique d’ambiance, ne pas marcher sur l’herbe, des offrandes au coin de la rue, une manifestation, les nouveaux bancs publics, les normes, une mitaine, la judiciarisation, des guêpes, prendre le thé dehors, les marques de skate, l’art, le flânage, des fenêtres ouvertes, les drônes, les espaces communs, les accès, des arbres, la privatisation, l’attroupement (illégal), les permis, les pigeons, les voisins qui font l’amour, des parcomètres, le silence, des satellites, des gens qu’on ne connaît pas, l’indécence, la police (partout), des restrictions, se coucher dans le gazon, une flashmob, les itinérants, prendre une marche, les chiens en laisse, les ruelles (pas vertes), l’odeur des poubelles, prendre une bière dans un parc (plus ou moins légal), rester immobile (plus ou moins légal), le voisin qui arrose l’asphalte, poser des affiches, une meute de chiens. Avant d’aller plus loin, il faudrait peut-être clarifier certains termes, ensemble…»

Ce programme de conférences est présenté grâce au soutien du Conseil des arts du Canada.
Alexandre David est professeur à l’École des arts visuels de l’Université Laval. Sa pratique, qui concerne surtout la sculpture, tend souvent vers l’architecture. Ses oeuvres ont été présentées au Canada, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Autriche, en Suisse, en France et en Chine. Notons plusieurs expos solos récentes: G Gallery, Toronto (2015), L’oeil de poisson, Québec (2014), Parisian Laundry, Montréal (2013), Art Metropole, Toronto (2012), YYZ, Toronto (2011), Espace Tilt, Lausanne (2011). Il participe aux expositions Material Traces (comm.: Amelia Jones) à la Galerie Leonard & Bina Ellen, Montréal (2013) et à la Triennale du Musée d’art contemporain de Montréal (2011). Alexandre David est représenté par la Parisian Laundry.

Julie Faubert s’intéresse à l’espace qu’occupe/inoccupe le corps en Occident. Elle questionne le dualisme fondateur de nos perceptions, de nos espaces et de nos mots. Depuis 2013, elle crée des situations sonores qui mettent en doute notre perception spatiale, se jouent des rapports entre le vrai et le faux et tentent d’activer notre présence dans un lieu, que celui-ci soit un espace d’exposition (Galerie Clark, Montréal, 2013; Sporobole, Sherbrooke, 2014), une ancienne imprimerie artisanale (Invisible Places, Viseu, Portugal, 2014) ou une rue (Mobile Audio Fest, Marseille, 2015 (à venir)). Elle rédige actuellement une thèse (Ph.D en aménagement, UdeM / Ph.D. Espacio público y regeneración urbana: arte y sociedad, Universitat de Barcelona) qui porte plus spécifiquement sur les parcours sonores urbains et les enjeux esthétiques, éthiques et politiques liés à la présence des corps dans l’espace public. Elle est professeure à l’École des arts visuels de l’Université Laval.


Ce programme de conférences est présenté grâce au soutien du Conseil des arts du Canada
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