Projets des étudiant(e)s de maîtrise en arts visuels

Andrée-Anne Laberge

Le foyer, 50x60cm, Graphite et encre sur papier yupo, 2020

Andrée-Anne Laberge établit un parallèle entre le traumatisme vécu sur le plan individuel et celui subi par notre environnement. Elle s’intéresse tout particulièrement au syndrome de choc post-traumatique et de son impact sur les fonctions neurologiques. La maison devient le symbole central pour mettre en image le traumatisme. Celui-ci survient lorsque certaines limites ne sont pas respectées et que l’on détruit ou abuse des ressources du territoire d’autrui. La frontière étant inhérente au concept de territoire, l’artiste s’intéresse à celles qui délimitent l’intérieur de l’extérieur. Son travail se présente sous forme de multiples dessins superposés et de sculptures de format miniature où la suspension dépeint la perception du temps modifiée propre à la catastrophe.

  • Années d’études : 2019-2021
  • Directeur de recherche : Jocelyn Robert

 

Alexanne Dunn

Ma démarche artistique se concentre présentement sur les territoires miniers de ma ville natale, Thetford Mines. La fermeture de l’industrie minière a exposé la population à des enjeux économiques, politiques, sociaux et environnementaux. Je porte un fort sentiment d’appartenance envers les paysages industriels de ma région; ce décor que je considère tout aussi grandiose que familier est profondément ancré dans mes souvenirs d’enfance. Je tente ainsi de dévoiler la complexité des relations que nous entretenons avec le paysage; une recherche qui ne se veut ni revendicatrice, ni critique, mais profondément sensible. Bien que les paysages confectionnés soient issus du réel, ils sont à mi-chemin entre figuration et abstraction, où les couleurs pastel déguisent les gris de la mine.